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De la sauveuse à la coach : comment sortir du syndrome du sauveur

Vous êtes celle qu'on appelle quand ça ne va pas. Celle qui trouve toujours une solution, qui rassure, qui porte. Autour de vous, on dit que vous avez un don pour aider les gens. Et pourtant, vous ressortez de certains échanges vidée, avec l'impression d'avoir porté le problème de l'autre plus que l'autre lui-même. Si cette description vous parle, vous connaissez peut-être ce qu'on appelle, en coaching, le syndrome du sauveur.


Ce que le syndrome du sauveur n'est pas


Ce n'est pas de la générosité, et ce n'est pas non plus un défaut de caractère. C'est un mode de relation à l'autre, souvent construit très tôt, qui pousse à porter les problèmes des autres comme s'ils étaient les siens. On veut bien faire. On veut soulager. Mais à force de vouloir résoudre à la place de l'autre, on finit par lui retirer quelque chose d'essentiel : sa propre capacité à trouver ses solutions.


Comment ce schéma se manifeste


Quelques signes reviennent souvent chez les personnes concernées :

  • une difficulté à dire non, ou à poser une limite claire ;

  • un besoin d'être utile pour se sentir légitime dans la relation ;

  • une tendance à donner des conseils avant même qu'on les demande ;

  • une fatigue émotionnelle après des échanges où l'on a surtout écouté et porté l'autre ;

  • un sentiment de responsabilité face à des problèmes qui, en réalité, ne nous appartiennent pas.

Ce mode de fonctionnement se retrouve fréquemment chez les personnes qui se dirigent naturellement vers l'accompagnement, le soin ou le coaching. C'est souvent ce qui les a menées vers ces métiers. Mais c'est aussi ce qui, sans un travail sur soi, peut devenir un obstacle une fois qu'on accompagne professionnellement.


Pourquoi c'est un vrai sujet quand on devient coach


Un coach qui reste dans une posture de sauveur cherche, souvent sans s'en rendre compte, à apporter la solution plutôt qu'à faire émerger celle du client. Il conseille, il oriente, il rassure vite, parfois trop vite. Le client, lui, reste dépendant de l'accompagnement pour avancer, au lieu de développer sa propre capacité à décider et à agir. C'est l'inverse de ce que vise un accompagnement de qualité : rendre l'autre autonome, pas le rendre dépendant de vous.

Cette posture a aussi un coût pour le coach lui-même : épuisement, sentiment de porter la responsabilité de la réussite ou de l'échec du client, difficulté à poser un cadre clair, notamment sur les horaires, les limites de la relation ou le nombre de sollicitations entre les séances.


Passer de la sauveuse à la coach


Sortir de ce schéma ne veut pas dire devenir froide ou distante. Cela veut dire apprendre à accompagner sans porter à la place de l'autre. Concrètement, cela passe par :

  • apprendre à poser un cadre clair dès le départ, sur ce que l'accompagnement couvre et ce qu'il ne couvre pas ;

  • développer une posture de questionnement plutôt que de solution immédiate, pour laisser le client trouver sa propre réponse ;

  • travailler sur ses propres besoins de reconnaissance, souvent à l'origine du réflexe de sauver ;

  • s'appuyer sur une méthodologie solide, qui structure la relation d'accompagnement au lieu de la laisser reposer uniquement sur la qualité de la relation humaine, aussi précieuse soit-elle.

C'est tout le sens de la transition entre l'aide spontanée, celle qu'on offre naturellement à son entourage, et l'accompagnement professionnel structuré, qui repose sur un cadre, des outils et une posture claire.


Une transition qui se travaille


Ce passage de la sauveuse à la coach n'est pas automatique, il se construit. C'est précisément le sujet que nous explorons dans notre masterclass dédiée, où nous partageons les repères concrets qui permettent de faire évoluer sa posture d'aidante naturelle vers une posture de coach professionnelle et structurée.

Si ce sujet vous parle, nous vous invitons à venir en discuter avec nous, que ce soit lors de notre masterclass ou directement en nous contactant.

 
 
 

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